La lettre de Nicolas Sarkozy à la presse philatélique

Reproduction de la lettre de Monsieur Nicolas Sarkosy en date du 19 octobre 2007


LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Paris, le 19 octobre 2007

Cher(e)s Ami(e)s philatélistes,

Je partage avec vous la passion du timbre et de la philatélie. Depuis mes plus jeunes années, j’ai pratiqué ce loisir qui est une ouverture au monde, à l’histoire et aux grands événements.

J’ai compris que beaucoup d’entre vous nourrissent des inquiétudes face à l’évolution de la philatélie en France. Je les comprends : 85% du courrier est émis par les entreprises qui n’utilisent quasiment plus le timbre et de plus en plus de Français se servent aujourd’hui de courriels, de textos ou du téléphone portable.

Je crois que le timbre peut et doit apporter, au milieu de ces mutations, la note artistique, humaniste et créative qui illumine ce geste simple d’affranchir une lettre.

Je reste persuadé que la philatélie préservera toute sa place si le timbre retient son utilité sociale et économique, liée à l’acheminement de la lettre, à sa beauté et à sa rareté. A condition aussi qu’il sache s’adapter à la culture du XXIe siècle.

Ce double défi, nous pouvons et nous devons le relever ensemble dans une nouvelle ambition philatélique. C’est pourquoi j’ai demandé à la Poste d’engager deux types d’actions.

Premièrement, je souhaite qu’elle poursuive résolument l’augmentation du nombre de timbres en taille-douce, pour aboutir dès 2009 à 30% des émissions imprimées dans cette technologie.

Deuxièmement, je propose qu’elle organise les « états généraux de la philatélie » destinés à engager un débat avec l’ensemble du monde philatélique. Ces états généraux devront, en particulier, définir précisément, d’une part ce qui doit appartenir au programme philatélique, qui fait l’objet d’un arrêté ministériel et se traduit par des timbres émis en quantité raisonnable, et d’autre part ce qui n’est que du timbre d’affranchissement, sans nature institutionnelle comme par exemple, les timbres à message type « meilleurs vœux ».

La philatélie, c’est notre loisir, c’est aussi un monde d’artistes, de graveurs, de metteurs en pages. Je souhaite leur rendre hommage, car illustrer des sujets parfois abstraits, créer pour chaque timbre une œuvre originale sur une surface aussi petite, relève d’un véritable talent.

Aujourd’hui j’ai tenu à m’adresser directement à vous car je pense fondamentalement que le timbre et sa collection sont promis à un bel avenir que nous continuerons d’inventer ensemble.

Je vous prie d’agréer, Cher(e)s Ami(e)s philatélistes, l’expression de mes sentiments les meilleurs et cordiaux. »

La lettre de Nicolas Sarkozy à la presse philatélique

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Paris, le 19 octobre 2007

Cher(e)s Ami(e)s philatélistes,

Je partage avec vous la passion du timbre et de la philatélie. Depuis mes plus jeunes années, j’ai pratiqué ce loisir qui est une ouverture au monde, à l’histoire et aux grands événements.

J’ai compris que beaucoup d’entre vous nourrissent des inquiétudes face à l’évolution de la philatélie en France. Je les comprends : 85% du courrier est émis par les entreprises qui n’utilisent quasiment plus le timbre et de plus en plus de Français se servent aujourd’hui de courriels, de textos ou du téléphone portable.

Je crois que le timbre peut et doit apporter, au milieu de ces mutations, la note artistique, humaniste et créative qui illumine ce geste simple d’affranchir une lettre.

Je reste persuadé que la philatélie préservera toute sa place si le timbre retient son utilité sociale et économique, liée à l’acheminement de la lettre, à sa beauté et à sa rareté. A condition aussi qu’il sache s’adapter à la culture du XXIe siècle.

Ce double défi, nous pouvons et nous devons le relever ensemble dans une nouvelle ambition philatélique. C’est pourquoi j’ai demandé à la Poste d’engager deux types d’actions.

Premièrement, je souhaite qu’elle poursuive résolument l’augmentation du nombre de timbres en taille-douce, pour aboutir dès 2009 à 30% des émissions imprimées dans cette technologie.

Deuxièmement, je propose qu’elle organise les « états généraux de la philatélie » destinés à engager un débat avec l’ensemble du monde philatélique. Ces états généraux devront, en particulier, définir précisément, d’une part ce qui doit appartenir au programme philatélique, qui fait l’objet d’un arrêté ministériel et se traduit par des timbres émis en quantité raisonnable, et d’autre part ce qui n’est que du timbre d’affranchissement, sans nature institutionnelle comme par exemple, les timbres à message type « meilleurs vœux ».

La philatélie, c’est notre loisir, c’est aussi un monde d’artistes, de graveurs, de metteurs en pages. Je souhaite leur rendre hommage, car illustrer des sujets parfois abstraits, créer pour chaque timbre une œuvre originale sur une surface aussi petite, relève d’un véritable talent.

Aujourd’hui j’ai tenu à m’adresser directement à vous car je pense fondamentalement que le timbre et sa collection sont promis à un bel avenir que nous continuerons d’inventer ensemble.

Je vous prie d’agréer, Cher(e)s Ami(e)s philatélistes, l’expression de mes sentiments les meilleurs et cordiaux.

Nicolas Sarkozy

Madame Aude Ben Moha
L’Écho de la Timbrologie
Monsieur Gauthier Toulemonde
Timbres Magazine
Monsieur Yves Tardy
La Philatélie Française
Monsieur André Borrey
Les Éditions philatéliques de Paris
Monsieur François Menessiez
La Gazette philatélique
Monsieur Fernand Claude
La Philatélie Populaire
Monsieur Luc Poignant
La Philatélie Chrétienne

Ajouter un commentaire